Le mal de la page blanche

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9 mai 2015

Le mal de la page blanche

Je suis une plume féconde. C’est même difficile pour moi de faire « brève ». Lorsque coule l’encre de ma plume, c’est difficile de l’arrêter. Pourtant, ce robinet connait aussi des moments de sécheresse.
Avez-vous déjà connu la sécheresse en temps de pluie ? Permettez-moi de partager avec vous la suivante :

Les évènements se succèdent du matin au soir. Ils sont bouleversants, inspirants. J’ai l’impression que tout bouge avec magie autour de moi, que le monde s’affole. Mais c’est précisément la folie qui alimente ma plume. Dans ma tête, il y a toujours un récit sans fin. Des histoires entremêlées. Des fins heureuses. Des débuts choquants. Des idées originales. Innovation. Un jour je publierai des tas d’histoires…

Une photo de mon propre carnet de note.
Mon carnet de note.

Rien n’est plus beau que la liberté d’écrire. De faire ressortir ses plus profondes pensées. Sa conception des choses. Ça soulage. Ça libère. On ne peut être plus libre qu’avec une plume et un bout de papier. Libre… Oui, mais en ce moment précis, je suis prisonnier de mes pensées qui bloquent. Comme quand on veut tout faire à la fois, ou ne rien faire du tout.

Une capture de lécran de mon ordinateur.
Une capture de l’écran de mon ordinateur.

Je fais trois mots, puis je les efface. Je recommence trois fois de suite. Même résultats. Brusquement, j’ai faim. Je suis paralysé lorsque j’ai faim. Je ne peux plus penser, je peux plus écrire. Mais ce n’est pas très compliqué, il me suffit d’avaler un morceau…

Ça y est, c’est fait.

Je réussis cette fois-ci à faire une bonne phrase. Je la modifie trois fois. Puis je l’efface totalement. Je la réécris complètement. Maintenant, ce qu’il me faut, c’est un verre d’eau. J’ai certainement de quoi avoir soif.

Les idées tourbillonnent dans ma tête pourtant. Elles se multiplient même. Il me suffit de les accoucher… Mais, j’ai mal au dos. Je dois aller faire des exercices. Juste un moment.

J’y vais, je reviens.

Je recommence. Une dernière modification à ma « phrase ». Je me sens fatigué. Lourd. Je sue. Je m’imagine comment une bonne douche froide m’aiderait à baisser la tension…

Et hop sous la douche !

A présent c’est pour de bon. Plus d’excuses. Ma phrase se transforme péniblement en un paragraphe. Mais remplir toute la une page me semble encore lointain. Il est déjà minuit moins le quart. Et j’ai sommeil.

Je me relis une dernière fois avant de m’effondrer dans mon doux lit. Mille fautes. Du coup, j’efface tout… et la page reste désespérément blanche !

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